Le cas du café

Polaroid Photo

sam
27
fév '10

Forum en-ligne

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mer
26
août '09

Vivement une révolution d’amour

Un tour au palais (El palacio) nous a été offert. Ce palais dans lequel siège le gouvernement guatémaltèque a été financé par un dictateur peu avant la guerre civile. Son luxe contraste majestueusement avec la réalité du peuple. Cette femme, un peu folle il est vrai, qui aime à courir devant le palais en poursuivant des hommes cravatés en hurlant qu’ils fassent justices aux victimes de la guerre civile, nous rappelle de manière loquace les blessures encore ouvertes du pays. Or, certaines personnes ont une tactique totalement différente pour atteindre une certaine égalité des chances au pays.

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dim
16
août '09

Dans la capitale…

Après une semaine passée dans la capitale guatémaltèque, je me sens comme un personnage surpuissant de jeu vidéo. D’un monde à un autre je peux voyager avec le loisir de m’arrêter pour réfléchir. Comprendre sa chance n’est jamais gagné, mais je réalise que, pour moi, une des clés du bonheur est dans cette liberté. Puis il y a ces personnages qui me percutent quand nos routes se croisent…certains pris dans pris dans de puissants filets durant ces moments éphémères, d’autres qui ont su faire leur place à force de sueur et de violence. Je flotte parmi ces esprits forts et je reçois ce qui me plaît. Les autres, les sans visages, sans voix, sans choix, ils me paraissent être nés à même ce piège, comme une grosse farce dégueulasse dont on se rit parce que ça nous semble irréel.

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jeu
23
juil '09

Prunelle (notre caméra)

Voilà, c’est fait, on est parti. Sans trop de mal c’est vrai, même pas de larmes, c’est surprenant. Je me suis surprise à ne pas être plus bouleversée par ce départ. Peut-être est-ce qu’ils sont devenus des acteurs pour moi, des personnages dans notre documentaire? Ce serait cela alors qui expliquerait que je n’aie pas été plus émue par ce départ? La caméra met-elle une distance entre eux et nous? Il me semble qu’un peu tout de même. On rationalise, on explique, on tâche de faire des liens entre les variables et alors les êtres humains deviennent des sujets. Non, non ce ne doit surtout pas être cela, car dans un documentaire on « raconte ce qui est filmer» , mais la ligne est mince. On a voulu prendre ces belles personnes sur le vif, les filmer dans leur quotidien, montrer leurs responsabilités et nous l’avons fait dans les limites du possible. Toutefois, provoquer leur parole m’a parfois semblé artificiel, ma voix sonnait faux, car ce n’était pas tant moi sur le moment qui voulait savoir, mais l’oeuvre qui devait montrer. Alors pourtant, quand j’entendais leur voix, si profonde, si vraie, aucunement modifiée par Prunelle, qu’ils ne comprenaient pas, alors à ce moment là je m’ouvrait moi aussi comme une fleur, une plante. Mon esprit devenait mûre pour recevoir leurs témoignages, leurs réalités, leurs analyses simples, mais souvent étonnantes par leur véracité. C’est à ces moments intenses, souvent provoqués que je me sentais le plus vivante et il me semble que sans la caméra cela n’aurait pas été possible en seulement 3 semaines. Par contre, il me semble que lorsqu’on peut prendre le temps de vivre pleinement une réalité nouvelle, alors la filmer sur le fait, comme le cinéma réalité qu’a inventé Gilles Groulx, est ce qu’il y a des plus beau, de plus profond. Faire un film avec juste du vrai, sans questions qui guident sans le vouloir les réponses, un film vivant.

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mar
21
juil '09

Yoga

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mar
21
juil '09

Blog Dylan

« Combien de routes doit parcourir quelqu’un avant de devenir un homme? »

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mar
21
juil '09

Un pueblo unido jamas sera vencido!

Les caféiculteurs de San Antonio Las Flores font partie des véritables riches de cette planète et ils en sont conscients dans une large mesure. Si vous voyez quelle mine d’or se cache ici!! Heureusement, celle-là n’a pas encore été pillée. C’est que ces victuailles n’ont pas intéressées les conquitadores tel que Pedro de Alvadaro, ce qui s’est toutefois retourné contre eux. Unis, les Guatémaltèques ont ébranlé l’armée et son principal investisseur; les États-Unis d’Amérique durant la guerre civile qui a secoué le pays de 1960 à 1996. C’est qu’une telle solidarité populaire se révèle souvent plus forte encore qu’un ouragan (l’ouragan Mitch a frappé le Guatemala en 1998).

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mar
14
juil '09

Stefanie trait une vache!

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lun
13
juil '09

Ruréalité

La réalité rurale est encore plus dure que je me l’imaginais. Je croyais voir des conditions difficiles, une lutte pour la survie, contre la misère. Mais la lutte que je vois, c’est un combat pour l’argent, pour l’idéal contempteur qu’est la poursuite du rêve américain, emballer par une radio qui martèle les slogans – avec un accent espagnol aux accents américains qui ne ressemble en rien aux couleurs phoniques locales – de grandes corporations (comme Goldcorp); venus dépouiller le Guatemala de ses richesses.

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ven
10
juil '09

70% des terres du Guatemala appartiennent à 3 % de la population (Lonely planet)

Nous sommes à Mataquescuintla, Jalapa (province) encore pour deux semaines environ. Ici, à la coop Las brisas, nous sommes comme un spectacle alors que ce sont pourtant les caféiculteurs les  protagonistes dans notre vision des choses! Enfin, les gens de la coopérative  sont doux, généreux, émouvants et vachement forts. Je pense à ce cours d´alphabétisation auquel nous avons assisté durant lequel quelques producteurs tentaient d´apprendre à manier un crayon…Je pense au secrétaire de la coop qui se donne tant de mal pour noter tout ce qui se passe durant les Assemblées pour ensuite s´excuser d´une voix tremblante, avant de relire le tout, pour les fautes qu´il fait et la lenteur à laquelle il lit… Je pense aux femmes qui travaillent si fort à la maison et qui souhaitent que leurs enfants étudient et se surpassent… Surtout, surtout, je voudrais embrasser mille fois les gens qui acceptent bien qu´on les interrogent pour qu´ils comprennent bien notre reconnaissance et à quel point ils sont émouvants dans leurs chaleureuses réponses si senties, si vraies. Je ne vous cacherai pas que j´ai souvent envie de pleurer pour ces petits producteurs débrouillards, pas par pitié, mais parce qu´ils sont si beaux, si grands et nous si petits. Ils sont les érables du Québec, ceux qui donnent fièrement l´oxygène au peuple asphyxié par la polluante consommation. Ils sont droits tels les troncs des poumons de notre belle province. Ils sont totalement enracinés dans leur monde de production éternelle de café presque aussi nécessaire que l´air. Rares sont les jours oú ils se permettent de demander plus, alors qu´ils ont tellement besoin de plus. La justice, il ne la connaisse que trop peu. Quand j´ai demandé à Agustin Morales Donis, le premier président de la coopérative Las Flores (chez qui nous vivons), s´il connaissait le commerce équitable, il m´a demandé si c´était le commerce légal…et moi de lui répondre « non pas tout à fait» . Je pensais, « mais savez-vous que tout est permis par les lois du marché et que c´est ce qui vous ronge lentement?»  Je pensais, « ce commerce et ses protagonistes devraient etre déclarés voleurs des grands chemins» ! Après réflexion Don Agustin trouve dans sa chère coopérative plus de justice, car dans celle-ci les gros ne mangent pas les petits et les petits deviennent gros une fois unis.

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